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L’IFPD se fait un plaisir de partager l’analyse du questionnaire national sur le programme d’Aide au revenu (AR).
L’IFPD est reconnaissant des soumissions de 173 administrateurs du programme d’AR dans les provinces et au Yukon de juillet à décembre 2025. Les contributions représentent 33% des Premières Nations administrant l’AR (excluant les Territoires du Nord-Ouest).1
Résumé des résultats :
- Le programme d’AR présente des dysfonctionnements structurels qui ne peuvent s’expliquer par un seul facteur ou un seul point de défaillance. Certains aspects clés de l’exécution du programme demeurent difficiles à comprendre.
- Il existe un problème évident de conception des politiques :
- Les prestations sont insuffisantes, comme l’ont signalé la quasi-totalité des répondants.
- Il existe un décalage entre la structure du programme et son exécution, puisque le modèle est optimisé pour le versement des prestations plutôt que pour la gestion des cas.
- La structure du programme n’est pas alignée sur l’objectif d’aide temporaire par l’AR.
- Le modèle d’exécution de l’AR semble optimisé pour le versement des prestations plutôt que pour la gestion des cas.
- Le modèle de financement de l’AR est étroitement relié à la population vivant dans les réserves, mais les données ne suffisent pas à expliquer pourquoi ou à évaluer l’impact du financement.
[1] Services aux Autochtones Canada, “Lignes directrices nationales du Programme d’aide au revenu, exercice de 2025 à 2026,” https://www.sac-isc.gc.ca/fra/1640176530565/1640176589896.
Qu’est-ce que nous savons et qu’est-ce que nous ignorons au sujet du Programme d’aide au revenu (AR)?
Les dépenses fédérales consacrées à l’AR ont globalement augmenté depuis 2018-2019, pour se situer à quelque 1,4 G$ durant l’exercice 2024-20251 (voir la Figure 1).
Cependant, les données sur les dépenses et les autres renseignements relatifs au programme d’AR accessibles au public ne suffisent pas à comprendre les facteurs ayant motivé cette hausse des dépenses. Par exemple, les besoins ont-ils augmenté? Est-ce que les taux provinciaux et territoriaux ont été relevés? Les informations sur les opérations de base du programme (p. ex. les charges de cas), sur les coûts (p. ex. le coût par individu) et sur les résultats pour les clients (p. ex. sorties du régime d’AR, transitions vers l’emploi) ne sont ni recueillies de manière systématique, ni rendues publiques.2

Le Programme d’AR suit les taux et les critères d’aide sociale des provinces et des territoires. Les données publiquement disponibles sur les programmes provinciaux et territoriaux ne suffisent pas non plus à évaluer si les taux et les critères d’admissibilité sont adéquats et permettent d’atteindre les objectifs du programme. Selon les recherches de l’IFPD, les données de mesure du rendement et les données publiquement déclarées sont inexistantes ou incohérentes, ce qui limite la capacité à établir un lien entre la conception du programme et les résultats pour les bénéficiaires.
Le Tableau 1 résume la concordance des cadres de rendement provinciaux et territoriaux avec les objectifs déclarés de l’aide sociale dans chaque province/territoire. L’analyse révèle un écart important entre les objectifs fixés à ce sujet par les gouvernements provinciaux et territoriaux et la conception des cadres de mesure du rendement. En outre, plus de la moitié des provinces/territoires ne mesurent ni ne déclarent publiquement le rendement de leurs programmes d’aide sociale respectifs.

Ce manque d’information limite fondamentalement la transparence et la reddition de comptes. Sans une compréhension claire de la relation qui existe entre la conception, les ressources et les résultats, les communautés des Premières Nations et les organisations qui les représentent sont bridées dans leur capacité à déterminer si le programme d’AR atteint ses objectifs ou souffre de dysfonctionnements structurels, ou à tenir le Canada redevable des résultats du programme.3
Que devrions-nous savoir au sujet du programme d’AR?
Pour mettre en œuvre efficacement l’AR, il est nécessaire de comprendre les facteurs qui influencent la demande et le coût du programme au fil du temps. Les facteurs suivants pourraient s’avérer utiles :
- Définir et suivre les moteurs de la demande : Il faudrait pour cela déterminer et surveiller une une base de référence concernant les besoins et l’utilisation du programme, et comprendre les facteurs qui contribuent à la demande d’AR (p. ex. conditions du marché du travail, contexte géographique, etc.).
- Élaborer un cadre de rendement qui s’aligne sur les objectifs stratégiques : Pour comprendre l’efficacité et l’efficience du processus d’allocation des ressources, il est essentiel de mesurer le rendement, c’est-à-dire déterminer si le programme atteint les objectifs visés et améliore les résultats pour les bénéficiaires.
- Exploiter les données sur les extrants pour évaluer les tendances : Les données opérationnelles sont cruciales pour déterminer si les ressources se traduisent efficacement en résultats, pour évaluer les tendances actuelles et pour prévoir les besoins futurs.
Il est donc essentiel d’harmoniser davantae les objectifs stratégiques et les indicateurs de rendement mesurables, non seulement pour optimiser les ressources et améliorer l’efficacité des allocations, mais aussi pour faire en sorte que l’augmentation des investissements entraîne des améliorations significatives dans le bien-être des bénéficiaires de l’aide sociale.
L’établissement d’un cadre de mesure du rendement peut combler cette cruciale lacune informationnelle, grâce à la collecte de renseignements permettant de suivre les changements et les progrès réalisés au fil du temps dans l’atteinte des objectifs stratégiques. Un tel cadre aiderait à décrire ce qui se passe, plutôt que les raisons pour lesquelles cela se produit. Ces renseignements bâtiront une base de données probantes pouvant servir à :
- Prendre des décisions : Étayer la prise de décisions éclairées et une reddition de comptes envers les membres de la communauté.
- Demander des fonds : Renforcer le justificatif des demandes de financement.
- Revendiquer : Éclairer les efforts de revenditation visant un changement.
L’IFPD ébauchera un cadre de mesure du rendement pour la réforme du Programme d’AR, en se fondant sur la vision exprimée à l’été 2026 par le groupe de travail des collaborateurs.
[1] InfoBase du GC, « Infographie pour Ministère des Services aux Autochtones », Gouvernement du Canada, dernière modification le 9 avril 2026, https://www.tbs-sct.canada.ca/ems-sgd/edb-bdd/index-fra.html#infographic/dept/348/results.
[2] Voir par exemple le plus récent rapport sur les résultats ministériels du ministère des Services aux Autochtones : Services aux Autochtones, « Services aux Autochtones Canada : Rapport sur les résultats ministériels de 2024-2025 », Gouvernement du Canada, dernière modification le 7 novembre 2025, https://www.sac-isc.gc.ca/fra/1752155698379/1752155722243.
[3] Assemblée des Premières Nations, Reform of the On-Reserve Income Assistance Program: Resolution no. 07/2022 (APN, 2022), https://afn.bynder.com/m/4132f7ff1a4e4399/original/07-2022-Reform-of-the-On-Reserve-Income-Assistance-Program.pdf; Assemblée des Premières Nations, First Nations Policy Recommendations for Indigenous Services Canada’s On-Reserve Income Assistance Program Reform. From Surviving to Thriving (APN, janvier 2023), 3, https://afn.bynder.com/m/7c870a8b58977ad0/original/2024_IA-Report-EN.pdf.
Dans le cadre de la réforme de l’aide au revenu (AR), il est utile de comprendre les réalités économiques des Premières Nations. En effet, une meilleure compréhension des possibilités économiques qui existent au sein et aux alentours des communautés de Premières Nations permet de mieux cibler les réformes et leur analyse.
Pour déterminer s’il était possible de définir des grappes de Premières Nations sur la base des opportunités économiques, les études existantes sur le développement économique rural ont été examinées. Cette littérature scientifique bien étoffée applique trois différentes optiques, tant séparément que les trois ensemble, pour comprendre les possibilités de développement économique : une perspective des caractéristiques locales communautaires; une perspective géographique pour le contexte particulier; une perspective territoriale pour les atouts économiques. D’autres aspects tels que le développement des compétences et la formation, la rétention, etc. sont également considérés.
L’IFPD a fait appel à des experts en affaires économiques rurales pour constituer des grappes analytiques de Premières Nations visant à réaliser des analyses portant sur le Programme d’AR. Ces chercheurs ont créé une matrice des opportunités rurales pour la Colombie-Britannique en combinant deux mesures courantes de la ruralité, soit la taille de la population et l’indice d’éloignement, pour créer six grappes de communautés différenciées sur le plan des caractéristiques et du degré de ruralité. Cette approche évite de considérer les communautés comme étant simplement « urbaines » ou « rurales », et crée plutôt un petit nombre de catégories pratiques qui reflètent les différences réelles de géographie et d’accessibilité (voir ici l’article publié).1
D’après les premiers constats obtenus à partir de données accessibles au public concernant les Premières Nations, les seuls critères de population et d’éloignement ne suffisent pas à évaluer les opportunités économiques. De concert avec le groupe de collaborateurs, d’autres facteurs (connectivité, niveau de scolarité, industries, etc.) ont été pris en compte.
Pendant que ce projet continue d’approfondir la question du regroupement en grappes, l’IFPD a le plaisir de partager l’analyse réalisée par les experts en affaires économiques rurales :
Note : L’IFPD a commandé cette analyse pour appuyer les recherches en cours sur la réforme du Programme d’aide au revenu. Les travaux de l’IFPD sont menés en vertu
1 Hammond et coll., “A rural matrix: A pragmatic alternative approach to defining rural for policy and practice,” Journal of Rural Studies 123 (2026): 1-11, https://doi.org/10.1016/j.jrurstud.2026.104066.
Dans son analyse du Programme d’aide au revenu (AR), l’IFPD reçoit le soutien d’un groupe de collaborateurs issus des Premières Nations et d’organisations mandatées par les Premières Nations. L’IFPD remercie ces collaborateurs de lui avoir fait part de leurs mécanismes de mise en oeuvre de l’AR dans leurs différents contextes communautaires. Le groupe de collaborateurs a tenu une première rencontre en décembre 2025 pour discuter de l’état actuel du Programme d’AR et des points à considérer en vue de sa réforme. On trouve ci-dessous le résumé de ses délibérations et de ses constats. Le résumé complet de l’atelier est disponible ici.
Résumé
Les participants ont échangé leurs expériences concernant la mise en œuvre du Programme d’AR dans leurs communautés. Leurs observations ont mis en lumière l’existence de priorités et de défis communs dans quatre domaines (Stratégie, Systèmes, Processus et Personnes), présentés au tableau 1.
Tableau 1
| Concept | Résumé |
|---|---|
| Stratégie Ce que le Programme d’AR est censé réaliser |
|
| Systèmes Les outils et les structures qui supportent la prestation des services |
|
| Processus Comment les services sont fournis |
|
| Personnes Le personnel qui exécute le programme |
|
La discussion a révélé qu’une réforme réussie de l’AR exigera un changement systémique. Les participants à l’atelier ont souligné la nécessité : d’un financement flexible et basé sur les besoins; d’une mise à jour des tarifs et des politiques d’AR; d’un renforcement des cadres de collecte de données et de reddition de comptes, qui devront être conjointement conçus avec les Premières Nations; de soutiens techniques régionaux qui aideront les communautés à collaborer et à partager leur expertise.
Contact avec les Premières Nations pour la collecte de données
Les données et les contributions des Premières Nations sont essentielles à la définition des options concernant la réforme du programme d’AR. Il est nécessaire de disposer de bonnes données pour comprendre le fonctionnement de l’AR, son coût et les changements à y apporter, et pour donner aux Premières Nations et à leurs dirigeants les outils décisionnels nécessaires. Dans cet esprit, les données provenant des Premières Nations peuvent constituer un puissant outil d’analyse et servir de tremplin pour l’élaboration de politiques, la revendication des intérêts et la reddition de comptes.
Il existe peu de données publiques sur la mise en œuvre de l’AR par les Premières Nations. Pour combler ce manque d’information et récolter les données nécessaires à la constitution d’un ensemble de données pour l’analyse des programmes et des coûts, l’IFPD a préparé un questionnaire et des outils de collaboration pour des études de cas. Les travaux antérieurs de l’IFPD (par exemple sur les Services à l’enfance et à la famille des Premières Nations) n’auraient pu être menés sans la participation des collaborateurs aux études de cas et sans le soutien des groupes de travail. En travaillant avec les Premières Nations, l’IFPD élaborera une base d’informations probantes dont les données quantitatives permettront de définir le contexte, tout en étant assorties de données qualitatives qui leur donneront un sens.
L’IFPD a amorcé une prise de contact avec les Premières Nations pour les encourager à participer au questionnaire et pour confirmer la contribution des collaborateurs aux études de cas. Cette prise de contact est difficile, car il n’existe aucune documentation indiquant quelles Premières Nations mettent en œuvre l’AR, ni le nombre d’individus qui en bénéficient. La collecte de ces données représente donc une étape cruciale pour comprendre quels sont les facteurs de coût du programme et qui en sont les bénéficiaires.
Pour faire en sorte que les données issues du questionnaire et que l’analyse résultante soient représentatives de la diversité des communautés des Premières Nations, l’IFPD cible un nombre minimum de participants dans chaque province et territoire (voir le Tableau 1).
Tableau 1
| Province/Territoire | Nombre cible de Premières Nations participantes – Questionnaire |
|---|---|
| Alberta | 23 |
| Provinces de l’Atlantique | 10 |
| Colombie-Britannique | 101 |
| Manitoba | 32 |
| Territoires du Nord-Ouest | 14 |
| Ontario | 70 |
| Québec | 20 |
| Saskatchewan | 35 |
| Yukon | 7 |
| Total | 312 |
L’IFPD encourage les gestionnaires de l’AR dans les Premières Nations partout au Canada à fournir des données pour participer au projet, soit en remplissant le questionnaire, soit en devenant collaborateur. Ensemble, nous pouvons constituer un ensemble de données qui garantira que la réforme du programme d’AR sera orientée par les perspectives et les données des Premières Nations.
Constats au niveau provincial/territorial
Dans les réserves, le programme d’AR s’aligne sur les réglementations provinciales/territoriales pour ce qui est de ses paramètres clés, notamment les critères d’admissibilité, les taux et la couverture des prestations. Pour comprendre le contexte actuel, les facteurs de coût et les bénéficiaires de l’aide au revenu, il a donc fallu analyser la manière dont chaque région administre son ou ses programmes respectifs d’AR. À la lumière de ces recherches, l’IFPD a constaté que :
Tous les programmes régionaux d’AR partagent une philosophie similaire : l’aide au revenu se veut un mécanisme de soutien transitoire et de dernier recours, qui combine les prestations financières à des exigences et une aide en matière d’emploi pour promouvoir l’autonomie financière des bénéficiaires.
Au-delà des objectifs du programme, chaque province et territoire présente un cadre d’AR unique, spécifique et complexe, allant des critères d’admissibilité à la couverture en passant par les taux et la mesure du rendement.
Chaque région fixe des critères d’admissibilité spécifiques et détaillés pour l’aide au revenu. Tous les programmes exigent que les bénéficiaires soient majeurs, résident dans la province et soient « dans le besoin ». Cependant, chaque administration définit et évalue à sa façon le critère « dans le besoin ». Les régions fixent généralement des limites de revenu et/ou d’actifs en dessous desquelles les demandeurs deviennent admissibles à l’aide au revenu, mais les types de ressources inclus dans ces évaluations et les seuils exacts sont propres à chaque province/territoire.
Les prestations d’AR varient également selon la province ou le territoire. Les programmes d’AR couvrent généralement des allocations de base pour les besoins fondamentaux comme la nourriture, les vêtements, le logement, le combustible et les services publics. Chaque région fournit ensuite une liste détaillée des articles considérés comme des besoins supplémentaires, généralement disponibles sur une base discrétionnaire et assortis de conditions, de taux et de critères d’admissibilité spécifiques. Il faudra procéder à une analyse plus approfondie pour comprendre les différences de couverture dans chaque région.
Chaque région a ses propres taux d’AR. Les bénéficiaires ne reçoivent que la partie du revenu qui leur manque pour couvrir les dépenses admissibles, sur la base du taux maximal d’AR offert. Il importe de souligner qu’aucune administration ne précise comment les taux maximaux d’aide de base sont déterminés. Aucun mécanisme ne semble relier ces taux au coût de la vie réel dans chaque région (par exemple, ils ne sont pas basés sur les seuils de pauvreté régionaux ni indexés sur l’inflation).
Le Tableau 2 résume l’adéquation des cadres régionaux de rendement de l’AR en regard des objectifs fixés dans les documents d’orientation provinciaux/territoriaux. Une cellule vide signifie que la région n’a pas indiqué l’objectif pertinent dans ses documents d’orientation sur l’AR. Un cercle rouge vide signifie que l’objectif a été fixé, mais qu’aucun cadre de rendement n’a été établi. Un cercle vert vide indique que la province ou le territoire a défini des indicateurs de rendement ou des résultats mesurant les progrès du programme par rapport à l’objectif associé, mais que le gouvernement ne fait pas régulièrement rapport sur les progrès accomplis. Plus le cadre est complet (c’est-à-dire qu’il utilise des paramètres qui évaluent adéquatement l’objectif pertinent) et plus les rapports sont réguliers, plus le cercle est plein. Une région qui présente un cadre complet de mesure du rendement et qui produit des rapports annuels affiche un cercle entièrement vert.
Cette analyse du rendement des programmes révèle un important écart entre les objectifs d’AR fixés par les gouvernements régionaux et les modalités réelles d’évaluation des programmes. Plus de la moitié des provinces/territoires ne mesurent pas le rendement de leurs programmes respectifs d’AR ou ne publient pas leurs méthodes d’évaluation du rendement. Pour l’autre moitié du pays, les paramètres de mesure employés ne permettent pas de déterminer si l’AR atteint son objectif, ou bien ils ne font pas l’objet de rapports réguliers. Il est important de noter qu’aucune des treize administrations n’examine spécifiquement l’efficacité des prestations d’AR pour les Premières Nations vivant dans les réserves.
Dans l’ensemble, les données publiquement disponibles sur les programmes d’AR ne sont ni adéquates ni suffisantes pour évaluer l’efficacité et l’efficience de l’AR pour les Autochtones vivant dans les réserves, ou pour la population en général.
Tableau 2

Dépenses du programme fédéral et analyse
L’IFPD a passé en revue les informations publiquement disponibles sur les dépenses et le rendement du programme d’aide au revenu. La Figure 1 présente le total des dépenses fédérales consacrées au programme d’AR. Voilà ce que nous avons constaté :
Le programme d’AR de SAC a pour but d’alléger les difficultés financières et de promouvoir l’emploi chez les Premières Nations qui habitent dans les réserves et qui n’ont aucun autre soutien financier, y compris l’assurance-emploi.
SAC est la principale organisation qui supervise le programme d’AR. Les régions de SAC sont les principales entités responsables de mettre en œuvre le programme (allocation des fonds, conformité, surveillance et évaluation), tandis que les organisations des Premières Nations supervisent la fourniture des services.
Comme le programme d’AR s’aligne sur les réglementations provinciales/territoriales concernant les taux et les critères d’admissibilité, la conception du programme présente des écarts substantiels d’une province ou d’un territoire à l’autre.
Entre 2009 et 2024, le programme d’AR a fait l’objet de dix audits et examens, qui aboutissent tous aux mêmes conclusions : le programme joue un rôle crucial pour atténuer la pauvreté dans les réserves, mais il souffre de problèmes de structure, de conception et de mise en œuvre qui l’empêchent d’offrir une solution efficace et efficiente pour combattre la pauvreté à long terme et la dépendance envers l’assistance sociale.
Figure 1 – Total des dépenses fédérales consacrées au programme d’AR

Demande de données à Services aux Autochtones Canada
Services aux Autochtones Canada (SAC) gère le programme d’aide au revenu (AR) pour alléger les difficultés financières et promouvoir l’emploi chez les Premières Nations qui habitent dans les réserves et qui n’ont aucun autre soutien financier. À ce titre, SAC représente l’unique source d’informations détaillées sur la façon dont les ressources du programme d’AR sont allouées. Ces informations détaillées sont utiles pour comprendre le montant des dépenses du programme d’AR et leur évolution au fil du temps. Elles nous permettent d’analyser les dépenses par catégorie, par exemple par province/territoire ou région, par exercice financier, etc.
En novembre 2024, l’IFPD a soumis une demande à SAC pour obtenir ces informations. Nous sommes est toujours en attente d’une réponse. Dès que nous aurons reçu ces informations, nous produirons une mise à jour et une analyse. Si vous souhaitez en savoir plus sur la manière dont l’IFPD utilise ces informations, consultez nos rapports précédents sur les Services à l’enfance et à la famille des Premières Nations (SEFPN) (pages 18-22) et sur les Premières Nations non affiliées à une agence de SEFPN (pages 17-20).






